Près de 3 000 participants à la 3ème édition de la Marche Climat : « Une marée humaine »

Près de 3 000 marcheurs ont répondu présents à la Marche Réunionnaise pour le Climat et la Biodiversité

Ce dimanche 1er mars 2020, ce sont près de 3 000 marcheurs qui ont participés à la 3ème édition de la Marche Réunionnaise pour le Climat et la Biodiversité. « Une marée humaine » s’est félicité Nono du groupe « Kilitr », parrain pour la seconde fois de cette action citoyenne au Bocage à Sainte-Suzanne.

En effet, les organisateurs avaient prévu 2 000 tee-shirts pour les inscrits. Mais l’inscription n’ayant pas été obligatoire, c’était sans compter ceux qui sont venus spontanément, soit plusieurs centaines de personnes.

Jeunes, moins jeunes, sportifs avérés, marcheurs occasionnels et personnes à mobilité réduite. Tous les publics ont participé à cet événement devenu incontournable.

Après une prestation du groupe musical « Fonker Malagasy », les marcheurs ont profité d’un échauffement en musique dans une ambiance conviviale. La marche a débuté vers 9H00 pour un parcours de 9 km sur le sentier littoral nord. Plusieurs points de ravitaillement étaient en place pour remplir les gourdes des participants.

Un public impliqué dans la protection de l’environnement

Du côté des partenaires, l’animation à travers des conseils de sensibilisation à la bonne maîtrise des énergies (eau, électricité, gestion des déchets, protection du patrimoine) ont accueilli un public impliqué dans la protection de l’environnement. « Il y a une amélioration. On voit moins de déchets sur les sentiers mais beaucoup reste à faire » a indiqué un visiteur sur le stand du SIDELEC Réunion, co-organisateur de l’événement. 

Une réussite grâce aussi à l’implication des partenaires

Pour les partenaires (CINOR, Conseil Départemental, SPL Horizon Réunion, Office du Tourisme Intercommunal Nord, Union des Mutuelles Réunionnais, EDF, l’Association Agréée pour la Pêche et la Protection de l’Environnement, la Fédération Départementale des Associations Agréées pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques, le Centre Communal d’Action Sociale, Runéo), ce rendez-vous est une occasion de sensibiliser sur les bons gestes à adopter pour préserver la planète.

Miss Réunion soutient la cause

Impliquée dans la protection de l’environnement, notre Miss Réunion Morgane Lebon était également présente. « L’environnement est un sujet qui me tient à cœur, c’est pour cela que j’ai répondu présente à la Marche Climat » a-t-elle assurée.

Morgane Lebon, entourée du maire de Ste Suzanne Maurice Gironcel, d’Aziz Patel du Comité Miss Réunion, du parrain de l’événement Nono du groupe Kilitr et de Sophie Araboux, représentante du SIDÉLEC Réunion

Le prochain rendez-vous est donné en 2021. L’objectif reste de conscientiser toute la population pour que chacun fasse sa part de colibri pour sauver la planète.

Le 1er mars, marchons pour sauver la vie sur terre

Depuis 2018, le SIDELEC Réunion co-organise avec la ville de Sainte-Suzanne chaque premier dimanche du mois de mars, la Marche Réunionnaise pour le Climat. Pour la 3ème édition, le rendez-vous est donné ce dimanche 1er mars 2020, toujours au Bocage à Sainte-Suzanne, à partir de 8H00.

En 2018, plus de 200 marcheurs avaient participé à une marche que nous avions lancée dans le cadre de la visite de Pierre Larrouturou, économiste français, proche du climatologue Jean Jouzel qui ont écrit ensemble l’ouvrage « Pour éviter un chaos climatique et financier ». Invité par le SIDELEC, Pierre Larrouturou avait tenu une conférence afin d’interpeller la population réunionnaise pour une meilleure prise de conscience sur l’urgence de sauver la planète face au réchauffement climatique, en partie accélérée par une trop forte production de gaz à effet de serre induite par l’activité industrielle carbonée.

L’événement « n’est pas qu’un slogan »

L’année suivante, à la demande des participants et des partenaires, nous avons renouvelé l’action citoyenne. Plus de 1200 marcheurs étaient présents. Lors de la conférence de presse de ce vendredi 20 février 2020 avec les partenaires pour la troisième édition, le conseiller municipal Guy Martin s’est félicité que l’événement « n’est pas qu’un slogan » au vu du succès.

Cette marche a pour objectif d’impliquer le public face à l’enjeu climatique qui nous impacte tous. Chacun à son niveau peut apporter sa contribution pour faire de La Réunion, une île verte. « On a bien trouvé 1000 milliards en 2008 pour sauver les banques. Va t-on en trouver autant pour sauver la planète ? » a demandé l’élu, une question qui est un clin d’œil à Pierre Larrouturou.

Un parcours pour les Personnes à Mobilité Réduite

Cette année, la Marche fait 9 km, soit un parcours en boucle reliant les berges du village Desprez à la Chapelle Front de mer, en passant par le sentier littoral, pour revenir par le phare et le centre-ville. Pour les personnes à mobilité réduite, une boucle plus courte est prévue. Elles devront regagner le Bocage après un passage devant la caserne des pompiers.

Les participants sont invités à arriver dès 8H afin de récupérer leur tee-shirt. La Marche débutera vers 9H et sera précédé d’un échauffement.

Inscription : dvca@ville-saintesuzanne.re / 0692 30 57 00

Bilan énergétique du SIDELEC sur les « petites » communes : Il faut ajuster les puissances souscrites

Maurice Gironcel, Président du SIDELEC Réunion

Dans le cadre du dispositif national Conseil en énergies partagé (CEP) qui est un outil de Maîtrise de la demande en énergie (MDE), le SIDELEC Réunion en partenariat avec l’ADEME ont présenté ce mardi 5 novembre 2019, la restitution des bilans énergétiques effectués depuis 2017 sur les communes de moins de 10 000 habitants, à savoir les Avirons, Trois-Bassins, Saint-Philippe, Sainte-Rose, la Plaine des Palmistes, Salazie, Cilaos, et l’Entre-Deux.

Jean-Michel Bordage, Directeur Régional de l’ADEME

Il en ressort principalement de ce bilan auprès des 8 communes, que les consommations et les dépenses autant pour les bâtiments communaux que l’éclairage public sont globalement stables sur ces trois dernières années. Cependant, il y a dans ces communes, des économies significatives qui peuvent être faites pour plus d’efficacité énergétique. « Les bâtiments les plus énergivores sont les cuisines centrales, les services techniques et les mairies » indique Joël Payet, technicien spécialisé en Conseil en énergies partagé (CEP) et qui travaille auprès des communes bénéficiaires du dispositif depuis 2017.

Joël Payet, technicien Spécialisé en Conseil en Énergies Partagé

Joël Payet souligne notamment que les communes doivent adapter leur abonnement à la consommation réelle, autant pour les bâtiments que l’éclairage public.  « Il faut souvent diminuer les puissances souscrites. C’est une action qui ne coûte rien et qui peut rapporter des économies. La démarche est à faire auprès d’EDF ». Dans la plupart des cas, les postes (armoires destinées à l’éclairage public) peuvent être optimisées, « d’où la nécessité de faire des mesures de puissances pour ajuster au mieux les abonnements.

Pour le Président du SIDELEC Maurice Gironcel, ainsi que pour le Directeur régional de l’ADEME, ces actions de MDE permettent d’éviter la production de gaz à effet de serre et une réelle efficacité énergétique.

Ce dispositif sera élargi aux communes de moins de 25 000 habitants. Seront concernées les communes de Bras Panon, Ste Suzanne et la Petite-Ile qui pourront prétendre au Conseil en Energies Partagé dès 2020.

Sophie Pouthier, Ingénieure – ENR / Transition énergétique à l’ADEME

Installation de recharges solaires des véhicules électriques : le SIDÉLEC lance les études de faisabilité

1er comité de pilotage pour l’installation des recharges solaires des véhicules électriques sur les communes de l’île

Poursuivant l’objectif régional d’autonomie énergétique 2030, le SIDÉLEC Réunion lance l’étude de faisabilité des Installations de recharges solaires des véhicules électriques (IRSVE) dès novembre 2019, sur 13 communes membres du syndicat. Pour ce faire, les bureaux d’études Artélia et I2R ont été retenus. Dans un premier temps, ils devront recueillir les besoins à court et moyen termes des communes, dans l’acquisition des véhicules électriques de leur flotte captive afin de connaître le potentiel photovoltaïque global des toitures des bâtiments communaux retenus.

En effet la loi Transition Écologique prévoit que lors du renouvellement, un quart des véhicules des collectivités doit être électrique.

Au total, 16 sites de recharges solaires pour véhicules électriques seront réalisés et répartis sur 13 communes : Entre-Deux, Petite-Ile, Saint-Joseph, Saint-Philippe, Cilaos, les Avirons, Saint-Louis, Saint-Benoît, Sainte-Rose, Sainte-Suzanne, Salazie, Trois-Bassins et la Plaine des Palmistes.

« L’étude définira ensuite la faisabilité technique et économique d’un raccordement 100% ENR et solaire pour les véhicules des collectivités et plus généralement la « duplicabilité » de ce mode de recharge vertueux et respectueux de l’environnement pour le grand public » indique Patrick Migneaux, Directeur du pôle ENR au SIDELEC.

En effet, étant dans une zone insulaire non interconnectée avec un mix électrique encore fortement carboné, le raccordement des véhicules électriques ne peut s’envisager durablement que sur une source d’énergie 100 % renouvelable tel que le photovoltaïque.

Les premiers résultats de l’étude de faisabilité sur les 13 communes concernées seront livrés en mars 2020.